• Tour de l'Avenir - 8ème étape


    Carnet de route de Thomas
    - 8ème étape : par Nicolas Gachet - Cyclismag

    « Je suis passé par la fenêtre dès le début de l'étape. Je n'étais pas bien. Je n'avais pas de jambes. Je me sentais fébrile. J'ai même eu un début de diarrhée. Je suis à un moment monté à la voiture du médecin pour prendre une aspirine mais je n'ai ressenti aucun effet.

    Je dois terminer

    J'ai fini l'étape au courage. Je n'avais aucune sensation, aucune force et ce dès le début de l'étape. L'étape était en plus difficile avec des cols situés en début de course. Je suis à un moment rentré au cul des voitures mais je n'ai pas pu revenir sur le peloton. J'ai pris un groupe d'une dizaine de coureurs et on termine ensemble. J'ai pensé à plusieurs reprises abandonner mais je ne peux pas. Je participe à mon premier et dernier Tour de l'Avenir. Je porte le maillot de l'équipe de France, j'ai été sélectionné pour être sur cette course alors je dois terminer.

    Tous les jours à bloc

    Je ferai tout pour aller jusqu'au bout. La vie d'un cycliste est fait de bons et mauvais moments, et là il est certain que je suis dans un passage difficile de ma carrière. C'était une de mes plus mauvaises journées sur un vélo. Le Tour de l'Avenir est une course particulière qui se court différemment des autres courses. Il n'y a jamais de temps de repos. Tous les jours, du départ à l'arrivée, nous sommes à bloc.

    Content pour Nicolas Hartmann

    Je me suis fait doubler sur le circuit final par Nicolas (Hartmann). Je suis content pour lui. L'autre jour, il n'était pas passé loin de la victoire et donc ce succès d'étape est une bonne chose, pour Nicolas et bien sûr l'équipe de France. Nous visons les étapes et jouons la carte Guillaume Levarlet. Nous espérons qu'il pourra grappiller quelques places d'ici samedi.

    Tout le monde est fatigué

    Ma situation est difficile à vivre. Je ne peux rien faire. Je suis inquiet pour demain, car le profil de l'étape est loin d'être évident. Il y a six côtes dont trois de première catégorie. Je serai vite renseigné. Ça ne sera pas simple surtout qu'il y a encore 150 kilomètres au programme. Je commence à ressentir la fatigue. Nous sommes partis depuis une semaine, et je n'ai jamais disputé huit jours de course. On essaie de bien récupérer, en dormant au maximum notamment, mais plus les jours passent, moins la récupération est bonne. Mais, c'est le métier... Tout le monde est dans le même cas. On en parle entre français, et nous commençons tous à manquer de fraîcheur. Tous les coureurs du Tour de l'Avenir sont dans le même cas.

    Deux Dijonnais sur la course

    Je reste bien entendu en contact avec mon club, le SCO Dijon. J'ai souvent l'encadrement ou les coureurs au téléphone. Ils me demandent ce que je ressens et ça me permet de savoir ce qu'il se passe là-bas. Il y a aussi Laurent (Beuret, avec l'équipe de Suisse) sur le Tour de l'Avenir. On se croise dans le peloton, et nous profitons des départs pour nous parler. Aujourd'hui, je ne l'ai pas vu pendant la course... Pour le club, c'est bien entendu intéressant d'avoir deux coureurs sur le Tour de l'Avenir. C'est la preuve qu'il y a à Dijon des espoirs qui marchent. »

    Thomas Brigaud, équipe de France B, 91e au classement général, à 1h01 du leader Bauke Mollema (Pays-Bas)  

    8ème étape : Vendredi 14 septembre : Chomelix -> Craponne-sur-Arzon, 148 km

    Le Tour de l'Avenir
    Le parcours

    La liste des engagés

    Un point sur la course en direct RMC

     


  • Commentaires

    1
    ben
    Vendredi 14 Septembre 2007 à 18:45
    coucou du maroc
    je vois que c'est dur et qu'y a pas qu'au maroc qu'on peut attrapper la diarhée... l'important c'est de finir. bonne dernière étape
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