• Tour de l'Avenir - 2ème étape

    Carnet de route de Thomas - 2ème étape : par Nicolas Gachet - Cyclismag

     

    « L'étape était encore aujourd'hui, difficile. Nous avons roulé vite, de plus l'équipe de France avait le maillot, nous avons donc roulé pour le défendre. En fin d'étape, nous devions effectuer à quatre reprises un circuit comprenant une bosse difficile avec un passage à 15 % au pied. Il y avait aussi le vent de côté qui était gênant durant l'étape.

    Jamais pu imposer notre rythme

    Nous souhaitions laisser partir un coup avec trois ou quatre coureurs, c'est ce qu'on a fait mais derrière, il y a eu toujours eu des attaques. Ensuite, une échappée de deux coureurs est partie et aux sprints bonifications et aux grimpeurs, il y avait toujours la troisième place à aller chercher. 500 mètres avant, il y avait toujours des coureurs qui attaquaient. Ce genre d'attaques fait mal à la gueule. Nous n'avons jamais pu imposer notre rythme au peloton. Nous étions toujours embêtés. A titre personnel, j'ai roulé pour défendre le maillot. J'ai fait le travail ordinaire, j'allais chercher les bidons par exemple.

    Heureusement, nous sommes douze

    Dans le final, j'ai passé le talus en tête de peloton puis j'ai senti que j'allais moins bien. J'ai pris un écart au sommet de la côte et le peloton a vissé, et j'ai été lâché. Je me suis relevé, je ne voulais pas insister. La course dure dix jours, il faut garder des forces. Les copains qui ont roulés se sont aussi relevés. Si la course continue de se courir de cette manière, cela va être dur dur. Nous sommes douze, heureusement, heureusement... Tous les coureurs de l'équipe de France sont là dans la même optique et avec le même objectif.

    Important de garder le maillot jaune

    C'était important de garder le maillot au sein de l'équipe de France même s'il est souvent plus difficile de courir avec que sans. Nous possédons le maillot jaune, nous n'allons pas cracher dessus. On souhaite le garder le plus longtemps possible. Nous tentions quand même de mettre le moins de coureurs possible à rouler. Nous nous sommes bien débrouillés. On était par moment quand même six ou sept en tête de peloton. Nous placions un certain nombre de coureurs en fonction de la route, du vent et de la difficulté du parcours.

    Du tourisme en Bretagne

    On était jeudi à Belle-Île en mer. C'était bien. On a pris le bateau hier et en attendant l'embarquement, nous avions une super vue sur l'île. On pouvait voir les fortifications de la Citadelle Vauban de Belle-Île. Vauban (ingénieur militaire) est né en Bourgogne, pas très loin de chez moi et cette année, c'est le tricentenaire de sa mort. Ce matin, le paysage était encore joli le long de l'océan. Le coin était sauvage. C'était vraiment beau mais on devait faire attention quand même de ne pas tomber en regardant le cadre qui nous entoure. J'en ai profité en départ d'étape pour admirer le coin. Nous ne roulions pas encore très vite. J'essaie toujours de lier l'utile à l'agréable. Le cyclisme me permet de connaître bien la géographie française en allant un peu de partout. »

    Thomas Brigaud, équipe de France B, 101e au classement général à 8'15'' du leader Stéphane Poulhiès

    3ème étape : Samedi 8 septembre : Pipriac -> Cholet, 138 km

    Le Tour de l'Avenir
    Le parcours

    La liste des engagés




  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :