• La vitrine de l'équipe de France - Cyclismag


    Huit coureurs amateurs participent avec l'équipe de France depuis mardi au Tour du Limousin. L'occasion pour eux de briller face aux professionnels, même si les débuts ont été délicats.
    Par Nicolas Gachet - Cyclismag (à Limoges)

    Avec aucun coureur dans l'échappée le premier jour, le Tour du Limousin de l'équipe de France a débuté dans l'anonymat. Et pourtant, ses huit coureurs sont là pour se faire remarquer.

    L'OPPORTUNITE D'ETRE VU PAR LES EQUIPES PROS

    Les neufs formations professionnelles françaises sont présentes sur le Tour du Limousin. L'occasion est idéale pour un jeune coureur d’attirer l'attention. "Les directeurs sportifs nous voient courir, ce n'est pas la même chose qu'une lecture des résultats sur internet" rapporte Léo Fortin, stagiaire l'an dernier au Crédit Agricole et non retenu cette année. Thomas Brigaud souhaite, lui, se servir de l'équipe de France comme d'un tremplin vers le professionnalisme. Après un début de saison remarqué, une baisse de forme et les études ne lui ont pas permis de décrocher un stage. Le Tour du Limousin est ainsi une opportunité " pour se montrer." Pour Maxime Bouet, la donne est différente. Le coureur du VC La Pomme Marseille a décroché un stage avec l'équipe Agritubel. Pendant le Tour du Limousin, il se force à ne pas penser qu'il est observé par Denis Leproux, directeur sportif d’Agritubel.

    UNE DIFFERENCE POUR LES STAGIAIRES

    Quatre membres de l'équipe de France sur huit présents ont décroché en parallèle un contrat de stagiaire. Pour Marc Madiot, ces stagiaires sont forcément motivés de courir avec l'équipe nationale, même s'ils ne sont pas sous leur tunique estivale. "Il n'y a aucune différence à faire entre les huit coureurs. Etre stagiaire ne signifie pas être professionnel, si les mecs ne sont pas motivés là, ils ne le seront jamais" explique le manager de la Française des Jeux. Au sein de l'équipe de France, le discours apparaît différent. Rémi Cusin, qui n’a pas de contrat avec une équipe professionnelle, a le sentiment de voir ses collègues stagiaires un peu moins motivés. Même s'il ne s’agit pas d'une question de motivation, Maxime Bouet s'est mis plus de pression quand il a couru le Tour de l'Ain avec Agritubel. "Les jours précédents la course, je n'arrivais pas à dormir, alors qu’avant de courir avec l'équipe de France, ce ne fut pas le cas."

    DES DEBUTS DELICATS

    "On est pour l'instant un peu à côté de la plaque mais il faut une adaptation, ça me semble normal" rapporte Rémi Cusin, sociétaire durant la saison au VC Lyon Vaulx-en-Velin. Il nourrit quelques complexes face aux professionnels. Cusin souhaite oublier qu' "[ils] sont des petits." De son côté, Léo Fortin est surtout gêné depuis le début de la course par la météo. "On a tous deux bras, deux jambes !" avance le coureur du CR4C Roanne.
    "On est dans la position des outsiders. Ce n'est pas à nous de prendre la course en main" explique Maxime Bouet. Jean-Yves Plaisance, directeur technique national, ne désigne aucun leader dans son effectif. Ses coureurs ont tous la possibilité d’aller dans les échappées. "Je n'aborde pas la course comme je le fais avec mon club" confie Thomas Brigaud. Le grimpeur du SCO Dijon se réjouit de la liberté accordée : "Nous avons tous carte blanche et nous pouvons ainsi tous aller dans les coups." De leur côté, les directeurs sportifs attendent de voir les coureurs de l'équipe de France en profiter.

    Photo : Le bataillon amateur au garde-à-vous avant d'être passé en revue par les directeurs sportifs
    Crédit : Régis Garnier - www.velofotopro.com

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